Formation:

Dresser son chien en 15mn par jour:
                         

Screenshot from 2016-08-01 19:27:19

Le chien du survivaliste:

En cas de bug, un animal de compagnie peut être un handicap pour le survivaliste, trahir sa présence, ou tout simplement se retrouver dans la marmite d’un chasseur… harnai survie survivalisme-survie Celui ou celle qui a un chien, sait que le lien qui nous unit à notre animal est souvent profond et complexe. Ce qui fait qu’au contact de gens équilibrés, le chien trouve sa place naturellement auprès de sa famille humaine d’accueil ,dont les membres le nomment par son nom et pas par sa condition distinctive d’animal. Pour nous il est donc important d’enseigner à notre compagnon chien quelques trucs afin de le préparer à un maximum de situations.

Le langage:

La compréhension entre le chien et l’humain incombe aux maîtres. Il faut être conscient que les chiens possèdent une forme de langage, et que pour les aider à apprendre l’humain il est essentiel que le maître sache interpréter correctement le langage chien. Le langage-chien se réduit à l’essentiel et n’est donc pas complexe. Cependant, force est de constater que l’incompréhension entre un maître et son chien est assez fréquente: un chien qui montre les dents n’est pas forcement agressif ou belliqueux, un chien qui remue la queue n’est pas forcement « juste content » en fonction de l’ampleur et de la hauteur du mouvement, ainsi que des postures du corps et de la tête. Pour communiquer ,le chien met en œuvre la conjugaison de plusieurs moyens:

moyens sonores: aboie, grogne, geint, gémit, couine, hurle : noter qu’il faut prendre en compte les cycles et l’intensité des sons: si il aboie une seule fois, le message est parfois différent que si il aboie trois fois.

l’aboiement muet: nervosité, déconvenue, frustration, impatience.

bâillement: souvent en poussant un petit cri, c’est le contraire de l’aboiement muet.

grimaces: babines retroussées et dents apparentes: aucune agressivité si les oreilles ne sont pas plaquées en arrière et la queue en position basse (basse n’est pas forcement queue entre les pattes).

les oreilles: position et mouvements.

le museau: un chien ne « montre pas du doigt », il « montre du museau » .

la queue: hauteur, mouvements, amplitude des mouvements.

la posture: participe avec le reste au langage chien .

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chien de travail  survival dog

L’ensemble de ces moyens et signaux forment donc un langage dont la suggestion (ce ne sont pas des mots) se fait en fonction de l’interaction de chacun de ces éléments. Le vocabulaire humain assimilable par le chien est d’une moyenne de 150 à 300 mots selon les chiens. Cependant, ces derniers peuvent comprendre simultanément plusieurs langues ,ou plusieurs mots (son,vocable,intonation) ayant le même sens.

Le langage chien étant plus corporel que sonore, les chiens ont une prédisposition aux langages par signes. Mon chien que j’ai élevé en lui apprenant des mots associés à des gestes et signes, réagit plus vite lorsque je lui fais un signe en silence que lorsque je donne un ordre verbal. Non pas qu’il n’écoute point l’ordre verbal, car il obéit, mais lorsque je m’adresse à lui par signes muets, il s’empresse: si je dis couché il se couche, mais si je lui fais le « signe couché » il s’étale en position couché avant même de toucher le sol !  Plaf !

Histoire de l’humain et du chien:

J’aime mieux parler d’enseignement que de dressage, et sur des conseils avisés je me suis servi de la communication canine pour mieux me faire comprendre par mon chien . Il a donc fallu que ce soit moi qui m’instruise en premier…  Car les chiens s’expriment bel et bien ,mais dans une autre forme de communication que nous. Ils n’utilisent pas le verbe mais communiquent par différents moyens : des postures, des mouvements des oreilles et de la queue, des aboiements différents selon le message qu’ils veulent faire passer…. et ceux-ci ne sont ni des mouvements réflexes nerveux ni des automatismes mais une forme de communication primitive qui comprend toutes les clés nécessaires à la compréhension mutuelle de plusieurs individus au sein d’une même meute, dans le but d’assurer la survie du groupe, de répartir les taches et d’organiser la chasse. C’est certainement une des raisons qui font que les humains élèvent des chiens depuis si longtemps, nous autres humains prenons en charge la nourriture et le confort, et le chien remplit son contrat en nous aidant à chasser et en montant la garde pour nous protéger des nuisibles. Au départ il n’existait que les loups. Suivit ensuite l’évolution naturelle des canidés tels renards, chacals et autres, puis parallèlement au miracle de la nature, l’humain se mit rapidement à domestiquer des canidés primitifs. La domestication des moins farouches d’entre eux et l’adoption opportuniste de louveteaux par des humains donnèrent des générations de canidés obtenues par sélection sur critères, et au fil du temps aux races de chiens domestiques (dont beaucoup sont très récentes). Cependant certains de ces critères de sélection pour les croisements entre loups allaient à l’encontre de la nature de ce canidé discret et farouche. Par exemple, on peut imaginer que les premiers hommes voulaient des chiens aboyeurs capables de garder l’entrée d’une grotte… or le loup cesse pratiquement d’aboyer lorsqu’il devient adulte, mais un loup exceptionnellement aboyeur(rarissime) croisé avec une louve aussi bavarde que lui auront des louveteaux aboyeurs et bavards. Les débuts de la sélection génétique des canidés par les humains commencèrent probablement de la sorte, ou très similairement. Le loup aboie très peu ou pas du tout car ses modes de survie et de chasse sont fondés sur la furtivité, mais il est capable de communiquer à distance visuelle dans un silence total en désignant une direction du museau, et en transmettant des informations ou instructions par un langage corporel immédiatement compris par les autres membres de la meute. Le chien domestique quant à lui fréquente les humains et s’est habitué à un mode de communication inter-espèces ,mais reste très sensible au mode de communication muette. Sans doute est-ce ici un des plus vieux instincts qu’ont en commun les chiens et les loups. Une forme de communication discrète qui est un facteur essentiel pour la chasse et la survie du groupe.

Choisir un chien:

Le choix d’un chien doit être fait en fonction de ce que son maître attend de lui et peut lui apporter en termes de relations sociales et de qualité de vie. Il y a plusieurs facteurs à prendre en compte:

⇒ la race ou le type de chien:   L’avantage lors d’un choix de chien de race, c’est qu’on sait d’avance les traits de caractère principaux de la race, mais les chiens de race 100% souffrent parfois de tares génétiques leur causant des ennuis de sante lorsqu’ils deviennent vieux.  Les croisement donnent souvent d’excellents chiens, alliant les qualités de différentes races . Les bâtards sont robustes et sont presque toujours un bon choix, surtout si on connaît leurs ascendants.

⇒la tendance sociale: Est-il dominant ou soumis: ne pas confondre la soumission avec la couardise. De même, rien n’empêche qu’un chien soumis ne soit méchant ou gentil, chien de travail ou de compagnie, peureux ou curieux. Un chien soumis reconnaît sa place inférieure dans la meute et c’est donc un chien très facile et qui pardonne bien les erreurs du maître. Le chien dominant est quant à lui exigeant, et si on veut tirer quelque chose de lui ,il faut d’abord qu’il vous adopte comme chef et reconnaisse votre autorité suprême. Le dominant est toujours plus combatif et entreprenant que le soumis, mais comme le dominant est très entreprenant, il lui faut un maître ayant déjà l’expérience des chiens pour éviter le risque que le dominant ne considère le maître comme inférieur de rang.

⇒le sexe: mâle ou femelle: on dit que les mâles sont plus fugueurs que les femelles, personnellement je ne pense pas que ce soit une généralité. En termes de relations sociales et de travail avec l’humain, aucun n’est mieux ou moins bien que l’autre.

 

 

 

 

 Que doit-on enseigner au chien survivaliste :

⇒ la compréhension d’ordres donnés par gestes en silence.

⇒ les mots de vocabulaire de base, et les signes gestuels qu’on choisit d’y assimiler.

⇒ la discrétion.

⇒ le silence sur ordre.

⇒ refuser la nourriture d’un inconnu.

⇒ ne manger sa gamelle qu’au signal d’un humain membre de la famille.

⇒ toujours fuir s’il est seul face à un agresseur ou un inconnu, et retrouver son maître ou sa famille.

⇒ en position défensive d’un ou plusieurs membres de la famille, le chien doit réagir face à un agresseur en bloquant son bras armé. Si l’agresseur tombe à terre ,le chien doit lâcher prise et se poster hors d’atteinte tout en empêchant l’agresseur de se relever. Dans ce cas de figure ,si l’agresseur sort encore une arme ou essaie de s’enfuir, le chien doit encore mordre son bras jusqu’au lâcher prise, et reculer rapidement en garde.

Dans ce genre d’exercice, les chiens sont très excités et ont des difficultés à ne pas grogner et gronder car ils expriment ainsi leurs intentions vis-à-vis de l’agresseur. Dans ce genre de situation il faut donc les laisser grogner. Par contre, la riposte face à un agresseur doit être spontanée, silencieuse et fulgurante: c’est une leçon difficile car on demande au chien d’aller contre son instinct qui fait que le chien mette normalement l’agresseur en garde avant de riposter.

⇒ développement de la capacité physique et de l’obéissance par l’exercice (le jeu)

⇒ développement des aptitudes de franchissement, de nage, de saut (attention à ne jamais faire d’exercices de saut sur un sol trop dur comme le carrelage ou le béton)

⇒ les taches de travail: gardiennage, chasse (pister, chercher, rapporter)

⇒ les taches spécifiques: traits, tractage de charges, remorquage d’humain, guidage d’humain

Les transports par chien(s):

Notre compagnon chien ne doit pas être une contrainte ni une bouche inutile, ce qui serait dommage vu que les chiens aiment se rendre utiles. Il ne faut donc pas hésiter à recourir à l’aide de son chien pour accomplir certaines tâches, et en général les chiens adorent participer à des travaux physiques et donner le meilleur d’eux-mêmes. Parmi ces tâches que le chien accomplit généralement avec grand plaisir, il y a les activités de trait, comme l’attelage en traîneaux,  le ski-Jöring et surtout le BikeJöring ou en fr: le canivtt.Le bike-joring:

Transport rapide et silencieux , il s’agit de se faire tracter en mountain-bike par un chien . L’idée n’a rien de révolutionnaire mais la technique a évolué en permettant de rendre le canivtt performant et très plaisant pour le chien et son maître. Un vtt qui se fait tirer par un chien couvre les 8km en moins de 25mn et peut abattre des traites de 20km à une vitesse impressionnante ! Afin de rendre le vtt contrôlable, il faut y attacher une longe de 2 mètres sur le cadre à la colonne de direction, la longe doit ensuite passer au bout d’un déport de 70cm de long, fixé souple à la colonne de direction et à l’aplomb de la roue avant afin de déplacer le point-de-tire de la longe en avant ,ce qui a pour effet de rendre la traction beaucoup plus confortable autant pour le chien que pour le pilote ! La longe doit être légèrement extensible pour plus de confort, et le harnais du chien doit impérativement être du type X-back ou H-back pour éviter les blessures et les irritations sur des parcours longs ou difficiles.

Certains chiens aiment tirer des charges et d’autres moins, c’est le devoir du maître de faire en sorte de donner un travail à un chien en fonction de ses aptitudes et de ses capacités.

Quand le maître est le chef de meute reconnu légitime,  les chiens sont contents !

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j’ mon Chien